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Il y a parfois des dérapages, comme des points de détails, qui donnent envie de vomir. Et puis dautres, qui lair de rien et contre lair du temps, redonnent espoir dans le genre humain. Comme par exemple le discours dun maire. Celui de Lussas, en loccurrence, ouvrant la onzième édition des États généraux du Film Documentaire. Entre formules de circonstances et remerciements, pas grand chose à se mettre sous la dent. Alors on attend le buffet. Le silence, poli au début, fait petit à petit place à un brouhaha de plus en plus dissipé. Limpatience se devine, on commence à rester sur sa faim. Et puis, brusquement, des mots qui sonnent différemment : « Pour finir, jaimerais pousser un coup de gueule ! ». Des mots dits sans énervement, juste dune voix tremblotante qui trahit lémotion. Des mots du cur, qui forcent à lécoute. Lhistoire dun arboriculteur, petit producteur ardéchois qui ne comprend plus sa place dans une société qui laisse des gens crever de faim. Le cri dun homme pour qui « les fruits sont faits pour être mangés ». Et pas seulement par le serpent monétaire. Du sous-commandant Marcos dans le texte ! Francis Laborie et Arnaud Soulier |
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I Ardèche Images I