Projections chez l’habitant et dans les villages

Paulette et Michel Monnier – quartier Grand Pré
« C’est une chance de pouvoir recevoir un réalisateur en petit comité, chez soi. C’est à chaque fois une soirée agréable, entouré d’amis, de Lussas et de l’extérieur, une soirée de partage autour d’un film que nous avons choisi et que le réalisateur va nous permettre de découvrir en profondeur. Michel mon mari, adore les voyages mais son métier ne lui permet pas grand chose alors il voyage par les documentaires sur les pays, les peuples. Il y a de vrais liens qui se créent comme en témoigne le faire-part de naissance envoyé par un réalisateur que nous avions reçu et qui revient camper sur notre terrain à chaque Festival.
Ces projections chez l’habitant permettent d’intégrer la population à une manifestation dont il ne s’approche pas trop. Recevoir un cinéaste chez soi c’est découvrir qu’il n’y a pas beaucoup de
différences entre nous, ce ne sont pas tous des intellos inabordables. Il y a comme un apprivoisement de part et d’autre pour une meilleure intégration. »

Ginette et Georges Collet – quartier Lauzias
« Ce fut un moment de plaisir avec beaucoup d’attention et d’interêt pour le film. C’était Voyage au pays de peaux blanches de Laurent Chevallier. Nous avons eu un très bon contact avec le réalisateur, c’est un homme très agréable. Il serait peut être bon de faire un travail plus important d’explication en amont pour une meilleure organisation. J’aurai aimé faire mieux connaissance avec Laurent Chevallier, me sentir plus proche de lui et de son épouse, partager davantage. Nous aurions pu l’inviter à diner chez nous avant la projection.
Cet hiver, nous avons tous regardé le film lors de sa diffusion à la télévision. ça nous a rappelé de bons souvenirs et un petit regret quand à la trop faible relation engagée avec le réalisateur.
C’est de toute façon une très bonne chose que ces projections existent. »

Mireille et Daniel Mouton – quartier Les Rouvières
« Il y a longtemps que nous n’avons plus fait de projection chez nous mais il parait que c’est parce que vous voulez faire participer le plus grand nombre de familles possibles. On reçoit nos voisins, nos amis, c’est très convivial. Daniel, en général, ne discute pas beaucoup en public mais dans
l’intimité du buffet partagé après la projection, il n’arrête pas. Grâce à l’événement, la relation, les échanges deviennent possibles entre le professionnel et les amateurs que nous sommes.
Dans les salles de Lussas, les réalisateurs paraissent inaccessibles mais tout redevient possible lorsque la « salle » ne compte que quinze à vingt spectateurs qui se connaissent pour la plupart. C’est une relation directe entre une œuvre et son créateur, c’est plus chaleureux, plus complet qu’un générique qui défile à la fin d’un film. Le succés de ces projections, ça prouve bien que les gens sont motivés. Lussas, c’est un village avec une population qui peut s’impliquer, qui aime voir des films, rencontrer des gens du documentaire. »

Armelle et Alain Vincent – Le Village
« Nous apprécions beaucoup le documentaire. à chacun son genre, ma femme c’est plutôt découverte et histoire, pour moi c’est plutôt en rapport avec mon métier, des films sur l’agriculture. Pour que la projection soit réussie, la présence du réalisateur est vraiment indispensable. Lors de la projection du film sur la Chine, le réalisateur n’était pas là, ça manquait beaucoup. Il nous manquait ses histoires, sa présence.
En 2001, c’était un film sur la chasse. Le réalisateur et le producteur sont venus diner à la maison, ils sont d’ailleurs arrivés très en retard, et à la fin du festival, ils sont repassés nous laisser une bonne bouteille de Bordeaux. Ces projections chez l’habitant sont primordiales car on n’a pas le temps ni l’occasion d’entrer dans les salles, c’est une période surchargée pour nous les agriculteurs. C’est l’occasion de partager la manifestation, de faire rentrer le festival dans les maisons. »

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