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Journée Sacem (grille programme)
Les États généraux réservent chaque année trois séances consacrées aux films sur la musique.
Le film sur la musique est aussi vieux que le genre documentaire : il compte ses incunables et ses pionniers : Georges Rouquier, François Reichenbach, Michel Fano, Richard Leacock
En France, le service public de télévision, au temps lointain de la RTF, puis de lORTF a largement défriché ce terrain, même si la musique filmée y a été surtout présente par des captations de concerts, documents désormais insignes, qui, en nourrissant les documentaires darchives, nous restituent la présence dinterprètes et de chefs aujourdhui disparus.
Pour développer le genre, une impulsion vive avait été donnée dans les années soixante-dix par le Service de la Recherche et par lINA.
Les Océaniques de France 3, La Sept, puis Arte avaient ensuite pris le relais et suscité dans les années quatre-vingts ce qui apparaît aujourdhui, avec le recul, comme une période particulièrement faste pour le documentaire musical : production abondante et exigeante, auteurs et réalisateurs talentueux, communauté de producteurs au savoir-faire spécialisé.
La situation est devenue moins brillante et le film sur la musique naccompagne pas la dynamique densemble que connaît actuellement le genre documentaire.
Pour comprendre cette conjoncture en demi-teinte, plusieurs explications peuvent être proposées : très inquiétante nous paraît la timidité du service public qui a peu à peu restreint les cases horaires dévolues à la musique ; très fragile, la capacité dimpulsion des chaînes musicales spécialisées du câble et du satellite ; mais plutôt encourageantes les perspectives offertes par le DVD pour, à terme, revitaliser un genre où la qualité du son devrait être à égalité avec lintérêt et la beauté de limage
Cette année, le programme proposé aux États généraux souvrira par un hommage rendu, en sa présence, à Guillaume Gronier, premier responsable de lunité de programmes spectacles de La Sept et, à ce titre, lun des initiateurs, dans laudiovisuel français, dune politique ambitieuse, assumant un vrai risque artistique de productions de documentaires consacrés à la musique, mais aussi au théâtre et à la danse. Les films choisis permettront au public de prendre la mesure de la façon dont le documentaire traitait la musique à limage et qui perdure même si les conditions de production sont aujourdhui devenues beaucoup plus difficiles.
Réalisateur, directeur de la photographie, producteur, Richard Leacock, né en 1921, est une personnalité bien connue des habitués de Lussas et de nombreux films de ce pionnier bien vivant ont été projetés aux États généraux. Ne citons que Primary, film fondateur du « cinéma direct », film culte tourné en 1960 avec Donn Alan Pennebaker, sur la campagne électorale de JFK.
La veine musicale de Leacock est moins connue alors quil est lauteur de films très importants, de vrais classiques du cinéma musical comme Bernstein in Israel, Geza Anda, Portrait de Stravinsky. Sauf imprévu, notre intention est de montrer aussi le récent A Musical Adventure in Siberia qui va constituer une avant-première et une vraie surprise pour le public.
En 2004, Leacock devrait revenir à Lussas, avec son complice Pennebaker, pour une leçon de cinéma en duo et la projection des grands films de ce dernier sur la scène américaine pop des années soixante.
La séance du soir est consacrée, comme le veut la tradition, à la projection du Prix annuel du documentaire musical, décerné par la Sacem.
En cette année Berlioz (le bicentenaire du plus grand compositeur romantique français), Andy Sommer et Claire Alby ont réalisé un film à partir du tournage des répétitions de la Symphonie fantastique, dirigé par Philippe Herreweghe et son orchestre des Champs-Élysées.
Ce film, Le Cas H. Berlioz, teinté dironie, volontairement rapide et qui revient sur la « Panthéonisation » ratée du grand homme a reçu de la critique spécialisée un accueil contrasté ; il tente avec esprit une réponse que nous trouvons très stimulante à une question récurrente : pourquoi et comment mettre des images sur de la musique ? Pour mieux lécouter, pour mieux la comprendre ?
Olivier Bernard, Action culturelle Sacem
Remise du Prix Sacem du meilleur documentaire musical
Vendredi 22 août à 21h00 par François Bayle, Président de la Commission de la musique symphonique de la Sacem
Rendez-vous autour dun verre à la cave coopérative à lissue de la séance
Music at Lussas
The États généraux each year reserve three screenings for films devoted to music.
The film on music is as old as the documentary genre. It counts its pioneers and historical references: Georges Rouquier, François Reichenbach, Michel Fano, Richard Leacock.
In France, public service television during the now distant years of the RTF, then ORTF, widely explored the field, even if filmed music was mostly presented as recorded concerts, which now serve as important documents, sources for archive documentaries bringing to life interpreters and conductors who have long since disappeared.
Strong drive to develop the genre came during the seventies from the Research Service and by INA.
Programmes commissioned by Océaniques on France 3, La Sept and Arte then took over, producing during the eighties what appears with hindsight as a particularly flourishing period for musical documentary: a demanding and abundant production, talented authors and filmmakers, a community of producers with specialized skills.
The situation has become more difficult and the film on music has not accompanied the overall dynamism apparent within the documentary genre.
To understand this mixed conjuncture, several explanations can be offered. We are very worried by the timidity of public service television which has little by little restricted the slots devoted to music. The specialized musical channels on cable and satellite seem to have an extremely fragile capacity to stimulate new production. Rather more encouraging are the prospects opened up by the DVD to revitalize the genre by offering a medium where the quality of the sound should equal the interest and beauty of the images.
This year, the programme presented at the États généraux opens with a hommage in his presence to Guillaume Gronier, head of the theatre and performance unit at La Sept, and in this role, one of the initiators in the French audiovisual industry of an ambitious policy, involving real artistic risks, of producing documentaries devoted to music, but also theatre and dance. The selected films will give the public an opportunity to measure how creatively documentary has managed to deal with music via the image and how much of this heritage continues, even if production conditions today are much more difficult.
Director, cinematographer, producer, Richard Leacock, born in 1921, is a well known figure among Lussas regulars and numerous films by this very much alive and kicking pioneer have been projected at the États généraux. Amongst others, Primary a founding film of direct cinema, a cult film shot in 1960 with Donn Alan Pennebaker on JFK's electoral campaign.
Leacock's musical vein is less well known even though he is the director of very important films, true classics of musical cinema like Bernstein in Israel, Geza Anda and A Stravinsky Portrait. Barring last minute problems, we hope to be able to show the recent A Musical Adventure in Siberia in a preview screening that should be a real surprise for the public.
In 2004, Leacock is scheduled to return to Lussas with his long time buddy Pennebaker, for a duo lesson in cinema, and the projection of the great films made by the latter on the American pop scene during the sixties.
The evening screening, holding with tradition, will be devoted to the projection of the Annual Prize of Musical Documentary awarded by the Sacem.
During this Berlioz bicentenary year (the greatest French romantic composer), Andy Sommer and Claire Alby have directed a film showing the rehearsals of the Symphonie fantastique conducted by Philippe Herreweghe and his Champs-Élysées Orchestra. The film Le Cas H. Berlioz, coloured with irony, cut in a purposely rapid rhythm, addresses the failed Pantheonization of the great man, and has met a mixed reaction among the specialized critics. It tries a witty, and in our opinion truly stimulating, response to the oft asked question: why and how should images be put to music? To help the viewers listen? Or understand what they are listening to?
Olivier Bernard, Action Culturelle Sacem
The Sacem Prize for Best Documentary will be awarded on Friday, 22th August at 21:00
Wine will be served immediately afterwards at the Cooperative Wine Cellar
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Vendredi 22 août 2003 10h00 - Salle 1 Carte blanche à Guillaume Gronier Pierre Boulez – Naissance d’un geste de Olivier Mille (55') Ruggero Raimondi (Extrait) de Jean-Luc Léon (50') Le Quatuor des possibles (Extrait) de Edna Politi (90') Énumérations (Extrait) de Hugo Santiago, Georges Aperghis (54') Manu Dibango (Extrait) de Béatrice Soulé (52') Bird Now (Extrait) de Marc Huraux (90') Variétés : Didier Lockwood (Extrait) de Frédéric Le Clair (54') Anton Webern de Thierry Knauff (26') 471' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence de Guillaume Gronier
Vendredi 22 août 2003 14h30 - Salle 1 Carte blanche à Richard Leacock Van Cliburn, His Life in Music Today de Richard Leacock, Nell Cox (54') A Musical Adventure in Siberia de Richard Leacock (54') 108' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence de Richard Leacock et Valérie Lalonde
Vendredi 22 août 2003 21h00 - Salle 1 A Stravinsky Portrait de Richard Leacock, Rolf Lieberman (55') Le Cas H. Berlioz de Claire Alby, Andy Sommer (52') 107' de projection.
Vendredi 20 août 2004 10h00 - Salle 1 Frank Cassenti Lettre à Michel Petrucciani de Frank Cassenti (45') Retour en Afrique (Archie Shepp à Saint-Louis du Sénégal) de Frank Cassenti (49') Jazz à Porquerolles de Frank Cassenti (52') 146' de projection.
Vendredi 20 août 2004 14h30 - Salle 3 Don Alan Pennebaker - Richard Leacock One P.M. de Jean-Luc Godard, D.A. Pennebaker (90') Original Cast Album - Company de D.A. Pennebaker (58') Monterey Pop de D.A. Pennebaker (78') 226' de projection.
Vendredi 20 août 2004 21h00 - Salle 3 Prix Sacem 2004 et Mention Spéciale L’énigme Rezvani de Gloria Campana (65') Le Génie du Mal de Iossif Pasternak (85') 150' de projection.
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