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Ces films qui nous regardent (grille programme)
Nous venons de terminer les visionnages et il est temps de se pencher sur le texte du catalogue, le texte de notre sélection
Les vingt-quatre films choisis ouvrent sur le monde en le façonnant à leur manière pour composer avec le réel. Apparaît nettement cette année une tendance consistant à diriger, à intervenir, bref, à mettre en scène.
Les films documentaires semparent des moyens décriture et de mise en scène de la fiction et quand le recours aux acteurs, évidemment crédités au générique, paraît simposer, les réalisateurs nhésitent pas à sapproprier cette démarche.
Entreprendre un film, cest sengager dans une voie, animé par quelque chose de précis et de précieux mais que lon doit pouvoir perdre, remettre en cause ou imaginer encore chemin faisant, cest un voyage qui nous emporte sans connaître au départ la gare exacte darrivée
Laventure est périlleuse et cest sans doute dans cette mise en danger que nous fait partager la réalisatrice, le réalisateur, que lintérêt et lattachement au film, sinstallent aussi.
Et quand linventivité du récit se conjugue avec la maîtrise du temps cinématographique, ces films restent dans nos mémoires.
Parmi les films réalisés en 2002 et 2003, nous avons visionné des documents construits autour de témoignages, darchives, des reportages, du cinéma direct et nous avons constaté « un curieux contraste » : des films au contenu intéressant et fort mais où la démarche ninnove en rien et dautres avec une écriture mais un sujet trop fragile ou indécis.
Nous avons aussi été sensibles à des tentatives particulières décriture, journal filmé, film dartiste, essai, mais peu nombreux sont les films qui résistent à se conformer aux cases de télévision.
Alors que le montage est le prolongement de la mise en scène et doit en être partie prenante, beaucoup de films donnent limpression dêtre une succession des meilleures prises, meilleurs moments du tournage au détriment du chemin à parcourir pour construire le film. Sans doute, le temps accordé à cette étape est une des explications ainsi que cette fausse idée que le montage numérique « ça va vite ! »
Par ailleurs, nous remarquons que le recours à la pellicule argentique est toujours très rare.
Ce phénomène serait-il lié au fait que de nombreux films sont réalisés dans des conditions de production et daccompagnement quasi inexistantes ?
Derrière les images et les sons des films qui font travailler notre intelligence, notre sensibilité, nous souhaitons que les rencontres des auteurs avec un public permettent cet échange indispensable aux uvres pour les faire vivre.
Frédéric Lusy, Pascale Thirode et Catherine Zins
Those films which concern us
We have just finished our screenings and it is time to work on the text for the catalogue, the text justifying and explaining our selection.
The twenty four films chosen open on to the world by moulding it, each in its own manner, to find a compromise with the Real. Quite clearly this year there is a tendency to lead, to intervene, in short, to direct.
Documentary films take on the stylistic tools and directorial techniques of fiction, and when the use of actors, obviously mentioned in the titles, seems necessary, filmmakers do not hesitate to adopt this approach.
To undertake a film is to advance on a journey driven by something precise and precious but that one must be able to lose, to question or to imagine while en route. It's a journey where we ignore the precise destination
The adventure is risky and it is without doubt in the director's capacity to make us share this danger that the interest and the affection for a film can emerge.
And when the inventivity of the narration is conjugated with a mastery of cinematic time, these films remain fixed in our memories.
Among the films made in 2002 and 2003, we have seen documents constructed around interviews, archives, reports, direct cinema and we have noticed a curious contrast: films with a strong and interesting subject but where the direction is without the slightest originality, and others where the filmmaking is interesting but the subject too fragile or undefined.
We were interested by particular attempts at creative filmmaking, the filmed diary, artistic film, essay but there are few films which resist the formating imposed by the demands of television.
Whereas editing is a prolongation of the direction and must participate in it, many films give the impression of being a succession of the best shots, the best moments of the shoot at the cost of laying out a path to construct the film. No doubt the time granted to this phase is one of explanation, as well as the erroneous idea that computer editing makes the process faster.
Furthermore, we notice that shooting on film is still very rare. Is this phenomenon linked to the fact that many films are made with practically no production support or financing?
Behind the images and sounds of the films which work on our intelligence, our sensitivity, we hope that the encounters between filmmakers and the public will permit that exchange indispensable to bring works of art alive.
Frédéric Lusy, Pascale Thirode and Catherine Zins
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Débats en présence des réalisateurs
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(au format PDF)
Lundi 18 août 2003 14h30 - Salle 1 André S. Labarthe, de la tête aux pieds de Isabelle Rèbre (45') Les Jardiniers de la rue des Martyrs de Leïla Habchi, Benoît Prin (80') 125' de projection.
Lundi 18 août 2003 21h00 - Salle 1 Ma mort dans tous ses états de Roberto Garzelli (55') Mes toits et moi de Anne Morin (63') 118' de projection.
Mardi 19 août 2003 10h00 - Salle 5 Do you remember Laurie Zimmer? de Charlotte Szlovak (54') L’Exilé (Victor Hugo) de Henry Colomer (52') 106' de projection.
Mardi 19 août 2003 14h30 - Salle 5 Amours zoulous de Emanuelle Bidou (52') Et les arbres poussent en Kabylie de Djamila Sahraoui (86') 138' de projection.
Mercredi 20 août 2003 10h00 - Salle 2 Black Spring de Benoît Dervaux (26') Le Ciel dans un jardin de Stéphane Breton (62') 88' de projection.
Mercredi 20 août 2003 14h30 - Salle 2 Saya et Mira, rêves perdus de Jasna Krajinovic (53') One of many de Jo Béranger, Doris Buttignol (94') 147' de projection.
Mercredi 20 août 2003 21h00 - Salle 2 Le Sexe des morts de Emmanuelle Ohniguian, Tobie Nathan (2') 2' de projection.
Jeudi 21 août 2003 10h00 - Salle 2 Charlotte quelque part de Jean-Baptiste de Laubier (13') Les Hommes du Labici B de François Chilowicz (80') 93' de projection.
Jeudi 21 août 2003 21h00 - Salle 1 La Vie rêvée d’Amanda de Jill Emery (53') Facteur Toubab de François Christophe (63') 116' de projection.
Vendredi 22 août 2003 10h00 - Salle 2 Le Partage des larmes de Anna-Célia Kendall (32') Les Femmes des 12 frontières de Claudine Bories (72') 104' de projection.
Vendredi 22 août 2003 21h00 - Salle 3 Un autre jour sur la plage de Jérémy Gravayat (20') Histoire d’un secret de Mariana Otero (90') 110' de projection.
Samedi 23 août 2003 10h00 - Salle 1 La Maison d’Algérie de Cyril Leuthy (49') Kuxa Kanema (O Nascimento do Cinema) de Margarida Cardoso (52') 101' de projection.
Samedi 23 août 2003 21h00 - Salle 3 La Décomposition de l’âme de Nina Toussaint, Massimo Iannetta (82') 82' de projection.
Lundi 16 août 2004 10h00 - Salle 1 La Force du vide de Pierre Oscar Lévy (52') Les Accords d’Alba de Vincent Dieutre (24') 76' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Lundi 16 août 2004 21h00 - Salle 2 Metzer entre les murs de Anne Abitbol (80') Misafa Lesafa (D’une langue à l’autre) de Nurith Aviv (55') 135' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Mardi 17 août 2004 10h00 - Salle 3 La Disparition de Juliette Cahen (52') Tableaux dans un grenier (Roger Lacroix) de André Dartevelle (59') 111' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Mardi 17 août 2004 21h00 - Salle 1 En Iran de Claire Childéric (20') Promenades entre chien et loup, une fantaisie filmique d’Allemagne de Anja Unger (94') 114' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Mercredi 18 août 2004 10h00 - Salle 3 Le Refuge de Nedia Touijer (25') Fermeture définitive du kolkhoze de Bojena Horackova (58') 83' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Mercredi 18 août 2004 21h00 - Salle 2 Efremov, lettre d’une Russie oubliée de Iossif Pasternak (52') La Langue ne ment pas (Journal écrit sous le IIIe Reich) de Stan Neumann (80') 132' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Jeudi 19 août 2004 10h00 - Salle 3 Après (Un voyage dans le Rwanda) de Denis Gheerbrant (100') 100' de projection.
Jeudi 19 août 2004 21h00 - Salle 2 Au Rwanda on dit... La famille qui ne parle pas meurt de Anne Aghion (54') Nos cœurs sont vos tombes de Roger Beeckmans (72') 126' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Vendredi 20 août 2004 10h00 - Salle 3 Le Retour du monde de Jean Breschand (52') La Peau trouée de Julien Samani (52') 104' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Vendredi 20 août 2004 21h00 - Salle 5 Déluge au pays du Baas de Omar Amiralay (46') Deux allers simples pour Bobadilla de Carlos Alvarez (70') 116' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Samedi 21 août 2004 10h00 - Salle 1 Moscou entre ciel et terre de Valérie Minetto (52') Vivre chez Rothschild de Daniel Friedmann (66') 118' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
Samedi 21 août 2004 21h00 - Salle 3 Ydessa, les ours et etc. de Agnès Varda (42') Les Gens d’Angkor de Rithy Panh (90') 132' de projection. Débat à l’issue de la séance en présence des réalisateurs
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