Ces films qui nous regardent  (grille programme)

Cette année, le programme de la sélection s’élargit. Des séances matinales s’ajoutent à celles du soir, des films belges sont présents aux côtés des films français.

Parmi les films réalisés en 2001 et 2002, nous avons visionné des documents de reportages (une majorité), de cinéma direct, des films construits autour d’une voix off, d’entretiens, d’archives et ceux qui brouillent les pistes ou cherchent à en inventer. Nous constatons qu’un grand nombre sont tournés avec de petites caméras et le réalisateur devient une personne orchestre à lui seul. Certains le déplorent (nos oreilles aussi parfois, le son est le parent pauvre). Il reste que c’est aussi une ouverture puisque cette économie de tournage n’est pas réservée aux réalisateurs débutants, sans diffuseur ou distributeur et donc sans argent mais revendiquée par des cinéastes confirmés qui ont envie de s’essayer à cette légèreté.
Nous remarquons parallèlement que le recours à la pellicule argentique est devenu très rare, un fait d’arme !

Les films choisis nous ont raconté des histoires de vie, nous avons vécu les relations créées par les cinéastes avec leurs personnages, ressenti des sensations de plaisir ou de dérangement. Nous avons vu le monde derrière leur regard mais aussi leur mise en doute du monde.
Nous avons vu, sans impatience, des films qui échappent au modèle supposé correct, à l’autocensure, qui résistent à la consommation imposée par un certain contexte télévisuel, format, grille… Ces films restent dans nos mémoires, une force s’en dégage.
Nous avons été sensibles à des formes d’écriture, des tentatives particulières, des approches surprenantes ou déjà connues et revisitées ; certains films parlent d’aujourd’hui, du social, de politique, d’autres sont tournés vers l’intime ou reviennent sur les thèmes (éternels) amour, argent, guerre, mort, mémoire, d’autres enfin sont inclassables.

Nous vous invitons à visiter une sélection, dans le sens d’un ensemble, un peu comme une "collection" subjective où le lien entre les films, proche ou contradictoire, s’est imposé à nous.
Une seule sélection : ces 21 films ne seront pas différents parce que programmés en soirée ou en matinée. Nous ne voulons pas mettre dans des cases, "épingler les plus beaux papillons" mais plutôt laisser exister les œuvres pour ce qu’elles sont ; parfois certaines offrent des pistes pour en regarder d’autres.

Derrière les images et les sons des films qui font travailler notre intelligence, nous souhaitons que les rencontres entre les auteurs et le public permettent de parler de création, de risque, bref et définitivement de cinéma.

Pascale Thirode et Catherine Zins

 Ces films qui nous regardent

This year, the French selection is larger. Morning screenings have been added to the evening programme. Belgian films are presented alongside French works.

Among the films produced in 2001 and 2002, we have viewed many journalistic documents (a majority), much direct cinema, films written around a voice over narrative, interviews, archives, and a few which mix their methods or which try to be inventive. Many of these were shot with small video cameras and the director is often a one-man-band. So much can be observed. Some people regret this trend (our ears also, sound is often a weak point). Nonetheless this style of film-making has provided a real opening, not limited to beginners who, without broadcaster or producer, are obliged to make films without money. It has also been adopted by veterans who are happy to try out this unencumbered style of filming.
At the same time, we can note that the use of projected film has become extremely rare, indeed something of an exploit.

The selected films tell stories about life. We have lived the relationships created by the filmmakers with their characters, felt the emotions of pleasure or discomfort. We have glimpsed at the world view behind their perspective but also their questioning of the world.
We have seen, with no irritation, films which do not obey the supposedly correct models, do not show signs of self-censorship, which resist the modes of consumption imposed by certain television contexts, the needs of a format, a scheduled slot. These films stick out in our memories. They exude a certain strength.
We were attentive to modes of story-telling, attempts to find something special, approaches which surprised us or which were already known and revisited. Some films tell of life today, society, politics; others concern the intimate or touch on universal themes (love, money, war, death, memory); others finally resist easy classification.

We invite you to visit the selection, in the sense of a subjective collection where we felt an obvious link between certain films (drawn together by their proximity or their contradictions).
The programme comprises a single selection. These 21 films will not be differentiated between morning and afternoon screenings. We have no wish to divide into slots, to point out the "most beautiful specimens", but rather to show these works for what they are; sometimes one leading to another by shared subject matter or approach.

Behind the pictures and sounds of these films, all of which summon our intelligence as viewers, we hope that the encounters between filmmakers and the public will give us the chance to speak of creativity, risk, in short and definitively, of cinema.

Pascale Thirode and Catherine Zins

    Dialogue :
-
Pascale Thirode
- Catherine Zins

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Lundi 19 août 2002
10h00 - Salle 2

Évidences
de Alain-Paul Mallard (52')
Le Solitaire du château du Fresne
(Série : La Vie en face)

de Pierre Beuchot (55')
107' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Lundi 19 août 2002
21h00 - Salle 2

Convives
de Marie Gaumy, Michaël Lheureux (30')
Passeport hongrois
de Sandra Kogut (72')
102' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Mardi 20 août 2002
10h00 - Salle 3

Pas à pas
de Marc Huraux (26')
Yves Saint Laurent, 5 avenue Marceau 75116 Paris
de David Teboul (85')
111' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Mardi 20 août 2002
21h00 - Salle 2

La Demande d’asile
de Caroline Buffard (45')
Sur les cendres du vieux monde
de Laurent Hasse (73')
118' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Mercredi 21 août 2002
10h00 - Salle 1

La Théorie du fantôme
de Pascal Kané (46')
L’Exil à Sedan
de Michaël Gaumnitz (52')
98' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Mercredi 21 août 2002
21h00 - Salle 2

Allers retour
(Journal d’un photographe)

de Patrick Zachmann (67')
Paris-fantômes
de Ruth Zylberman (52')
119' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Jeudi 22 août 2002
10h00 - Salle 2

Cindy rêve d’argent
(Série : La Bourse et la Vie)

de Frédéric Compain (52')
Le Voyage express au Mans
de Annette Dutertre (52')
104' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Jeudi 22 août 2002
21h00 - Salle 2

Un amour à Pékin
de Olivier Horn (50')
Contes cruels de la guerre
de Ibéa Atondi, Karim Miské (51')
101' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Vendredi 23 août 2002
21h00 - Salle 2

Asnières-Cormeilles
(ou les communes traverses)

de Aurélien Bras (23')
Je vous haime
de Jean-François Bastin, Isabelle Christiaens (90')
113' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Samedi 24 août 2002
10h00 - Salle 2

Niños
de José-Luis Peñafuerte (55')
La Vie sans Brahim
de Laurent Chevallier (64')
119' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.

Samedi 24 août 2002
21h00 - Salle 3

La Vie de Mimi
de Claire Simon (113')
113' de projection.
Débat en présence des réalisateurs.


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