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l’Atelier de Lussas
24 IX – 10 XI 2007
Le désir de film demande d’être mis à
l’épreuve de la pratique. C’est la raison d’être de
l’Atelier de Lussas.
A travers les mouvements des idées par lesquels un
cinéaste éprouve un « devenir-film », le film
s’affirme d’abord en tant que pensée.
Comment faire avec cette pensée ? La transition par
l’écrit peut-elle pleinement en prolonger les mouvements ? De
quels moyens le cinéaste dispose-t-il pour en restituer les
intensités ?
Chaque cinéaste peut faire l’expérience de ce
questionnement, de sa permanence, de son renouvellement lorsqu’il se
confronte à une réalité donnée,
c’est-à-dire lorsque cette réalité se
présente à lui comme une question dont il tente de rendre
compte avec le langage de la réalité.
La question de la pratique, en cinéma, est trop souvent
confondue avec la maîtrise des savoir-faire et de leur
succession.
Codifiées par les usages, les pratiques sont
prédéterminées par une finalité souvent
économique. D’un coté, la norme de l’écriture et
de son avènement dans le « genre dossier »,
consacrant ce qui serait une pratique standard en documentaire. D’un
autre coté, la pratique de l’intégration domestique des
outils de production numérique constituant l’autarcie en norme
alternative.
Cette situation est nécessairement insatisfaisante pour le
cinéaste qui souhaite élaborer sa pratique de
manière autonome. Celui pour lequel l’interpellation du
« comment faire » ne relève pas de l’adaptation aux
contingences – entre autres, économiques – mais d’une
véritable expérience de la réalité. Comment
faire ? Comment définir l’ensemble des outils expressifs et
leurs rapports entre eux – au moyen desquels il pourra donner suite aux
mouvements des idées, et penser en images sonores et visuelles.
Pratiquer, sinon en se passant de l’écrit, du moins en situant
celui-ci à sa juste place, celle d’un outil parmi d’autres dans
l’atelier.
Pratiquer ou - pour mieux, dire – « dessiner » en
cinéma. Tel est le « programme » de l’Atelier de
Lussas qui se déroulera – pour la seconde fois cette
année – du 24 septembre au 10 novembre.
Cet atelier est structuré par trois grands principes. Ces
principes s’inspirent des programmes et des pratiques
pédagogiques expérimentés et
développés à l’Ecole du Doc. depuis plusieurs
années.
D’une part, l’atelier est un cadre de pratique collective. Sa dynamique
procède de la diversité des approches des participants,
de la confrontation de démarches. Et, ce, quel que soit le
degré de concrétisation des intentions des participants
dans un projet.
D’autre part, l’élaboration d’une esquisse, composée en
images et en sons, dont le propos est de rendre compte de l’intention
qui anime chacun, d’en représenter les mouvements et les
questions. La fabrique de cette esquisse se poursuit pendant toute la
durée de l’atelier, sous la forme d’objets filmiques de natures
diverses.
Enfin, une continuité de pratique sera développée,
tout au long de l’atelier, par le travail sur et à partir d’un
« fondamental ».
Cette année, le fondamental sera : le Regard. Regarder-voir ?
L’œil ou-tillé du documentariste est il un regard ? Cette
question fera l’objet d’une note ultérieure destinée aux
participants.
Pierre Hanau,
août 2007
Pour tout renseignement concernant cette formation, contactez
:
Ardèche images
L’École du doc’
Le Village
F - 07170 LUSSAS
France
Tél. 33 (0)4 75 94 05 31
Fax 33 (0)4 75 94 29 06
lussas.ecole@wanadoo.fr
Responsable : Chantal Steinberg
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